QUE NOTRE JOIE DEMEURE
Une coproduction du Théâtre du Nouveau Monde et La Messe Basse
Synopsis
« J’aurais pu, si j’avais pris un autre chemin dans la vie, j’aurais pu me retrouver là, avec eux.»
-Céline Wachowski, Que notre joie demeure
À quel prix la beauté ?
L’architecte montréalaise Céline Wachowski est une célébrité internationale hautement respectée depuis des décennies et ses immeubles font l’orgueil de villes comme Berlin, Tokyo et New York. Depuis quelques années, sa série sur Netflix a fait d’elle une immense vedette. La fortune qu’elle a accumulée et les contacts qu’elle a développés lui ont fait joindre cette minuscule élite planétaire dont l’obscène richesse domine notre monde. En fin de carrière, pour la première fois, on lui demande de construire un édifice majeur à Montréal : le siège social de la multinationale Webuy. Wachowki avait toujours rêvé d’offrir à Montréal un grand édifice public, mais elle accepte le compromis. Très vite, tout s’effrite : on l’accuse de gentrifier un quartier populaire, d’être odieuse avec son personnel et d’avoir fait fortune grâce à des investissements éthiquement inacceptables. La polémique est brutalement destructrice. Mais après la chute, demeure une énigme : Céline Wachowski elle-même.
Fondamentalement, le théâtre est l’art du débat. En portant à la scène le roman de Laura-Ève Lambert, Maxime Carbonneau et Laurence Dauphinais donnent une urgence aux questions brutales qu’il soulève. Entre l’acceptabilité sociale et un chef-d’œuvre architectural, comment choisir? Que signifie se dire rebelle lorsque l’omniprésente mentalité capitaliste vous a enrichi au-delà de toute mesure ? Quels mensonges se raconte-t-on alors à soi-même pour se donner l’illusion d’être droit et intègre?
Équipe de création
Une coproduction du Théâtre du Nouveau Monde et de La Messe Basse
Texte
Maxime Carbonneau + Laurence Dauphinais
d’après le roman
Que notre joie demeure de Laura-Ève Lambert publié chez Héliotrope
Avec
Hugo B. Lefort, Dany Boudreault, Louise Cardinal, Philippe Cousineau, Anne Dorval, Macha Limonchik, Iannicko N’Doua, Marc-Antoine Sinibaldi, Zoé Tremblay-Bianco, Russell Yuen, Mounia Zahzam
Assistance à la mise en scène
Stéphanie Capistran-Lalonde
Scénographie
Geneviève Lizotte
Costumes
Marie Chantale Vaillancourt
Accessoires
Marie-Ève Fortier
Collaboration à la production
Décor
Assistance au décor
Carol-Anne Bourgon Sicard
Rose-Emmanuelle Brassard
Lucas Dubé Cantin
Réalisé par
Les productions Yves Nicol inc.
Directeur des opérations
Patrick Perrin
Chargé de projet
Pierre Dufour
Chef menuisier
Laurent Rivard
Chef soudeur
Ian Gravel
Département artistique
Bruno Rathbone
Mélanie Oliveira de Castro
Gantulga Temendemberel
Menuisières et menusiers
Joëlle Desjardins
Lilian Gourbin
Rodrigo Salgado Mendès
Mirehsan Moaddad
Mathieu Bernier
Soudeur
Louis-Marc Plante
Dessins
Georges Papachristou
Tissus des panneaux
Show Tex
Costumes
Atelier Dominique Dubé
Didier Sénécal
Marie-Hélène Gervais
Hélia Vaillancourt Hébert
VIDÉO
Intégration vidéo
Pierre Laniel
Caméra
Hugo B.Lefort
Graphisme
Olivier Barrette
Capsule Netflix
Réalisation et montage Hugo B.Lefort
Prise de son Christian David
Maquillage Gérald Bélanger
MAQUETTES
Maquette du complexe We Buy
Invariations 03 par Pelletier de Fontenay
Maquettes sur socle
Conception et réalisation
Daoust Lestage Lizotte + Stecker Architecture
REMERCIEMENTS
Merci à Pierre-Alain Bouvrette d’avoir contribué aux enregistrements;
Merci à Renée Daoust et toute la firme Daoust Lestage Lizotte + Stecker Architecture pour leur accompagnement;
Merci à Rami Bebawi de la firme Kanva;
Merci à Pelletier de Fontenay;
Merci à Véronic Dicaire et Jean-Sébastien Fournier.
Éclairages
Julie Basse
Musique
Antoine Bédard
Conception maquillage et coiffure
Justine Denoncourt-Bélanger
Vidéo
Félix Fradet-Faguy
Caméra
Hugo B. Lefort
Conseil dramaturgique
Christian Fortin, Laura-Ève Lambert
Conseillère au mouvement
Anne Thériault
STAGIAIRES DE L'ÉCOLE NATIONALE DE THÉÂTRE DU CANADA
Observation vidéo
Louise Brunet
Observation assistance et régie
Marguerite Maxit
Observation lumière
Juliette Lamoureux
Observation musique
Baptiste Gagné
MUSIQUE
Violoncelle
Pierre-Alain Bouvrette
Vibraphone
Corinne René
Chant opératique
Stéphanie Pothier
Voix de Diane Dufresne
Véronic Dicaire
Accompagnement piano
Jean-Sébastien Fournier
Chanson Le Rêve de Stella Spotlight
Musique Michel Berger
Paroles Luc Plamondon
ÉQUIPES DE SCÈNE
Au TNM
Chef machiniste
Marc Barsalou
Chef éclairagiste
Geoffrey Frood
Chef sonorisateur
Philippe Robert
Chef accessoiriste
Patrick Carroll
Chef Vidéo
François Mitchell
Cheffe habilleuse
Pascale Bassani
COLLABORATIONS AUX COMMUNICATIONS
Agence de communication graphique
Compagnie et cie
Photographe affiches
Jean-François Gratton,
shoot studio
Photographe de scène
Yves Renaud
Agence web
ctrlweb
Billetterie infonuagique
Outbox technologies
ÉQUIPE LA MESSE BASSE
Codirecteur général
Jérémie Boucher
Codirection général et artistique
Maxime Carbonneau
Codirecteur artistique
Dany Boudreault
Coordonnatrice générale
Sandy Caron
Comptabilité
Nisrine Kassouf
Pascale Grenier
Photos
Critiques
«Les co-metteurs en scène Maxime Carbonneau et Laurence Dauphinais ont réussi leur pari. Tout comme Anne Dorval a relevé avec brio celui d'incarner Céline Wachowski.»
- Stéphanie Morin, La Presse
«J'en suis ressorti subjugué, autant par le texte que par la mise en scène.»
- Catherine Brisson, Lagacé le matin, 98,5.
«Cette adaptation de Que notre joie demeure est probablement en voie de se construire une place importante dans le paysage théâtral québécois actuel.»
- Léa Bégis, Sors-tu.
«C'est un sans faute. Il n'y a rien à dire de plus. Tous les comédiens sont justes. La transformation d'Anne Dorval est spectaculaire. La mise en scène coule de source. Le décor, la musique, la vidéo, tout est mesuré au diapason.»
- Rose St-Pierre, Le 15-18.
«La formule mise en scène semble presque insuffisante: on a comme cette impression familière d'assister à un spectacle monté, au sens cinématographique du terme.»
- Amélie Revert, Revue Jeu.
Mot de Maxime Carbonneau et Laurence Dauphinais
Adaptation et mise en scène
Depuis longtemps, nous sommes en quête d’une œuvre capable d’aborder avec justesse et nuance les mécanismes du pouvoir, tout en interrogeant la place de l’art dans ces structures. Une œuvre qui regarderait lucidement les rapports de force qui traversent notre époque, tout en laissant place à la complexité des êtres qui y participent. Que notre joie demeure est apparu pour nous comme cette œuvre rare.
L’adaptation scénique que vous verrez ce soir est une écriture que nous avons réalisée ensemble, à partir du roman de Laura-Ève Lambert qui nous a immédiatement frappé par sa capacité à faire dialoguer l’intime et le politique. Il met en scène une crise sociale bien réelle, celle du logement, tout en explorant les récits que les individus construisent pour donner un sens à leur place dans le monde. À travers la figure de Céline Wachowski, architecte mondialement reconnue, le texte interroge la manière dont les élites justifient leurs privilèges, les fictions qu’elles se racontent pour continuer d’habiter un système qui produit pourtant des fractures profondes.
Les personnages que vous rencontrerez ne sont jamais entièrement innocents ni entièrement coupables. Ils habitent cette zone trouble où les convictions sincères se mêlent aux contradictions d’un système qui dépasse les individus.
Cette création s’est construite dans un esprit de collaboration, d’humilité et, oui, de militantisme. Nous croyons que le théâtre peut ouvrir des espaces de dialogue, déplacer les regards et créer des rencontres inattendues.
Notre complicité artistique, tissée depuis plus de douze ans, est au cœur de cette aventure. Ensemble, nous cherchons à explorer l’intersection entre l’engagement social et l’expérimentation artistique, à forger des ponts entre des réalités qui ne se rencontrent pas toujours.
Nous souhaitons remercier profondément la firme Daoust Lestage Lizotte Stecker Benech, la firme Kanva, ainsi que Pelletier de Fontenay, qui ont accepté de participer à cette réflexion dès les premiers instants de la création et qui nous ont aidé dessiner les contours de l’univers que vous découvrirez ce soir.
Nous voulons également saluer l’équipe de conception qui nous accompagne depuis des années et qui continue de nourrir nos processus avec une générosité et une intelligence rares. Merci à Stéphanie Capistran-Lalonde pour sa rigueur et sa joie, aux interprètes qui ont donné corps à ce monde, à Anne Dorval qui a lu et relu ce texte avec nous pendant plus d’un an, à Christian Fortin, ainsi qu’à toute l’équipe du TNM et à celle de La Messe Basse. Un merci tout spécial à Laura-Ève Lambert, pour la confiance.
Dans un monde qui semble se fragmenter de plus en plus, nous ressentons l’urgence de créer et de perpétuer des espaces de collaboration.
Ce fut une joie profonde de passer ces dernières années à inscrire peu à peu cette mise en scène dans la matière du texte et au plateau, à laisser les répétitions, les conversations et les rencontres nous transformer. L
La joie peut être un acte de résistance.