LA MESSE BASSE

CRÉATION THÉÂTRALE

 
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Mandat

Fondée en février 2012 par Jérémie Boucher, Dany Boudreault et Maxime Carbonneau, La Messe Basse est dédiée expressément à la création et à l’exploration de matériaux inédits au théâtre. La Messe Basse désire repenser la pratique théâtrale et s’intéresse spécialement aux distorsions du langage, c’est-à-dire aux décalages, aux écarts, sur le plan textuel et esthétique. Cette compagnie est née de l’urgence de poser un regard neuf et personnel sur le monde et ses enjeux. Une «messe basse» est un aparté entre deux personnes, une entreprise que l’on prépare en secret, un certain retrait du monde. Cette expression semblait toute désignée pour parler de la démarche d’une compagnie qui aspire prendre du recul sur le monde pour mieux en cerner les travers tout en explorant de nouvelles esthétiques. La «messe» est un endroit cérémonial où la communauté est conviée ; elle possède en ce sens une dimension théâtrale. La messe est qualifiée de «basse», parce qu’elle ramène à l’univers souterrain, à ce qui nous échappe.

 

Ce qu’on fait

Pour chaque production, La Messe Basse propose des projets qui sortent de l’ordinaire en joignant à ses équipes des artistes issus d’autres disciplines artistiques, ou encore des matériaux empruntés à d’autres médiums. En ce qui concerne Descendance, elle fait appel au réalisateur Stéphane Lafleur. Sur (e), c’était le musicien Philippe Brault qui participe intrinsèquement au processus. Pour Siri, cet intervenant était Siri, l’intelligence artificielle d’Apple, coautrice et actrice du spectacle. Et pour La femme la plus dangereuse du Québec, ce sont les archives mêmes de Josée Yvon qui constituent le jalon central du spectacle. Ensuite, avec Les murailles, il s’agit du roman et des recueils d’Erika Soucy, adaptés à la scène.

Par l’intimité qu’impose sa définition, La Messe Basse implique une lente incubation entre tous les membres du projet. Dans un monde axé sur la productivité, La Messe Basse revendique la patience de l’art.

(e), un genre d’épopée.

(e) raconte le voyage identitaire de Prota entre les genres sexuels. (e) parle autant du désir, de morale que de ce destin que l’on façonne au lieu de le subir. Comment les épreuves de la vie et de l’amour parviennent-elles à conditionner notre corps? Comment tolérer ce corps et celui de l’Autre?

Descendance.

Dernière réunion familiale avant que Julie, enceinte, ne quitte pour l’Égypte rejoindre son amoureux. Le doyen de la famille, Luc, dans un dernier geste désespéré, s’acharne à archiver la soirée. La famille regarde alors la vidéo de sa propre fin. Descendance réfléchit la mutation de la famille traditionnelle québécoise est un appel à l’ouverture. 

Siri.

Une actrice seule sur scène, avec pour seule partenaire de jeu, l’intelligence artificielle d’Apple. Siri est un pèlerinage dans les méandres de la programmation d’une humaine et d’une assistante personnelle détournée pour la scène.

LA femme la plus dangereuse du québec.

Ni biopic, ni récital, La Femme la plus dangereuse du Québec plonge dans la vie et l’œuvre anarchique de cette égérie des sous-estimés, des laissés-pour-compte. C’est aussi l’occasion d’entendre les mots de Josée Yvon, morte aveugle en 1994, à 44 ans.

Dernière création:

 
 

au Théâtre Périscope du 9 au 20 avril 2019

 
 

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