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Synopsis

Une exploration des extrémités du genre

Voici l’odyssé(e) poétique d’un être dont les seins diminuent de plus en plus et qui recherche pour le reste de sa vie le même étranger roux. Le récit d’une métamorphose intime provoquée par une fourchette plantée entre les seins, de l’insidieuse dictature du regard de l’autre, de la tyrannie sexuelle. Un cha-cha-cha métaphysique entre le corps rêvé et le corps donné. Une fatale introspection dans les champs de blé d’Inde. Voici une vie menée par escales, depuis une allée de quilles jusqu’à un CHSLD. Là où les mères regardent toutes en boucle Les machos à la télévision. Là où toutes les Marie-Chose de ce monde conduisent des voitures rouges.

Voici une procession syncopée qui rappelle cette musique ancestrale qui nous dicte les bons temps. Si au final nos gestes ne sont qu’emprunts, est-ce que tous ces gestes ne parviendraient pas, malgré nous, à conditionner notre aspect physique ? En gros, une épopé(e) grinçante et mystique sur les airs de Nana Mouskouri.

 
 
 
 

Informations

Créé au Centre du Théâtre d’aujourd’hui, 2013

interprétation Dany Boudreault, Robin-Joël Cool, Marie-Pier Labrecque 

assistance à la mise en scène et régie Jérémie Boucher 

conseil à la dramaturgie Alice Ronfard 

conception visuelle Patrice Charbonneau-Brunelle 

éclairages Erwann Bernard 

conception sonore Philippe Brault 

conseil au mouvement Mélanie Demers 

direction de production Catherine Lafrenière

Durée: 1h15

 
 
 
 

« Ce spectacle est une expérience cathartique, mettant en question l’identité, les genres, le sexe… Cette intensité n’oublie cependant pas l’humour, qui est présent, comme une musique de fond, tout au long de la pièce.»

Benjamin J. Allard, 4mtl.com

 

« Le grand tour de force de l’auteur réside dans le développement d’une parole où cohabitent de manière fort cohérente ces références à la culture populaire … et des emprunts formels et textuels aux tragédies grecques et classiques, le tout servi dans une langue à la fois robuste et ciselée qui m’a par moments fait penser à l’écriture d’Hervé Bouchard. Une plume affûtée et parfois bouleversante.»


Alexandre Cadieux, Le Devoir



« (e) est un texte poétique qui fait penser parfois au langage de Claude Gauvreau.»


Luc Boulanger, La Presse

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